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En janvier 1894 Le Bénin fut intégré au sein de la colonie du Dahomey. Dés 1851, la France signa un traité commercial et d'amitié avec le chef de Porto-Novo, vassal du roi Gléglé du Dahomey, qui régna de 1858 à 1889. Par les traités de 1868 et de 1878, la région de Cotonou, située entre Ouidah, comptoir portugais, et Porto-Novo, fut cédée à la France. En 1883, le roi de Porto-Novo, souhaitant se protéger des visées expansionnistes du Dahomey, signa un traité de protectorat avec la France. L'un des rois les plus mythiques du royaume du Dahomey, le très noble roi Béhanzin (ayant pour emblème le requin) attaqua en 1890 les Français à Cotonou, garda 73 jours des otages français, puis assiéga d'autres villages porto-noviens protégés des Français. Il déclara même aux Français de le laisser tranquille, défiant fiérement : "Si vous voulez la guerre, je suis prêt". L'insolence de Béhanzin, envers les Français fut jugée intolérable et surtout opportune, une bonne occasion pour les Français d'en finir avec ce royaume. Béhanzin fut capturé en janvier 1894 et déporté en Martinique. Les établissements français furent regroupés au sein de la colonie du Dahomey. Dans le Nord, le royaume bariba de Nikki, qui avait atteint son apogée au XVIIIe siècle avant de se heurter à l'expansionnisme du royaume nigérian d'Ilorin, opposa une vive résistance à la colonisation française. En 1899, le Dahomey intégra l'Afrique-Occidentale française (AOF). Les frontières furent établies selon un accord commun avec la Grande-Bretagne (fixée alors au Nigeria) et avec l'Allemagne (présente alors au Togo). Après la première guerre mondiale, la scolarisation prend beaucoup d'importance (notamment grâce aux missions religieuses) et se développe surtout dans le sud qui deviendra un des principaux foyers politiques et intellectuels de l'AOF. C'est à cette époque que furent fondés de nombreux partis politiques, tandis que se développait une presse d'opposition au système colonial. Rallié à la France libre durant la Seconde Guerre mondiale, le Dahomey devint un État autonome au sein de la Communauté française en 1958. Le pays accéda à l'indépendance le 1er août 1960 et entra, le mois suivant, aux Nations unies. Les bureaux de poste ont oblitéré les timbres avec des cachets "Bénin" jusqu'en 1896 (pour la petite histoire la garde personnelle du roi Gléglé était composée uniquement de femmes : les amazones)

Timbres poste coloniaux du Benin

 

Les différentes surcharges utilisées au Bénin suite au décret du 16 août 1892 qui obligeait d'avoir le nom de la colonie sur le timbre pour éviter la fraude.

 

Surcharge 1 (B brisé)
Surcharge 2 (N brisé)

 

Surcharge 3 : Sans accent sur le E
Surcharge 4 : Avec accent sur le E

Timbres des colonies générales dessinés par Alphée Dubois.

 

timbre
N° 1
timbre
N° 1A
timbre
N° 3
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N° 3A

 

timbre
N° 3B
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N° 4
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N° 5
timbre
N° 6

 

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N° 7
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N° 7A
timbre
N° 8
timbre
N° 9

 

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