Les Mariannes
Année 1959
Marianne à la Nef
En 1959, le ministre des PTT souhaite doter la France d'un timbre-poste de grande consommation, obtenu en typographie, mais en deux couleurs vert-noir et rouge-brun.
Le peintre André Regagnon réalise son unique timbre-poste. La République se tient à la proue d'un navire qui représente l'Etat.
Ce timbre sera surchargé « Fréjus + 5 F » en décembre 1959 pour aider les victimes de la catastrophe du barrage de Fréjus. A l'apparition du nouveau franc, le 1er janvier 1960, la Marianne à la nef est à 0,25 NF. Mais très vite, ce timbre sera remplacé par la Marianne de Decaris.
Année 1960
Marianne de Decaris
Le ministre des PTT décide que le timbre dont la valeur correspond à l'affranchissement de la lettre simple doit être désormais imprimé en taille-douce : si le procédé typographique est plus économique, il donne en effet un aspect moins séduisant.
En attendant, Albert Decaris dessine un timbre pour se substituer provisoirement à la République à la nef.
La Marianne de Decaris, tête nue, affranchira les lettres pendant cinq ans
Année 1961
Marianne de Cocteau
Sous l'impulsion d'André Malraux, ministre des affaires culturelles, le nouveau timbre d'usage courant est demandé à Jean Cocteau.
L'artiste fait de nombreux croquis, la Marianne est l'un de ses sujets de prédilection. Cocteau est ravi de son œuvre préférant « ce visage familier à quelque froide Minerve ».
C'est le premier timbre-poste, petit format, d'usage courant imprimé en taille-douce sur les presses six couleurs. Il affranchit les cartes postales.
Année 1967 - 1969
Marianne de Cheffer
Henry Cheffer avait participé au concours de 1954 sur le projet de timbre « République ». Treize ans après, l'administration postale lui rend un hommage posthume. Le nouveau timbre reçoit le grand prix de l'art philatélique français.
Plus Cérès que Marianne, mais sans l'aspect rural ; cette Marianne respire la confiance et la prospérité.
Elle sera là pour illustrer la réforme du système tarifaire de la poste en 1969 : deux tarifs différenciés par les couleurs rouge et verte.
Année 1971 - 1976
Marianne de Béquet avec signature
C'est une véritable création philatélique, malgré un cahier des charges très précis puisque le timbre répond exclusivement à des considérations utilitaires.
Depuis la réforme du système tarifaire de janvier 1969, il est en effet nécessaire de pouvoir séparer rapidement les deux catégories de correspondances : lettres (timbre rouge avec trois barres phosphorescentes) et plis non urgents (timbre vert avec une barre phosphorescente). Ce timbre avec une valeur faciale indiquée en gros caractères parfaitement lisibles se distingue facilement.
Marianne de Béquet sans signature
Sabine de Gandon
Le remplacement de la Marianne de Béquet est à l'ordre du jour. Une centaine de projets de timbres sont réalisés entre 1975 et 1977, dont certains iront jusqu'à la fabrication du matériel d'impression et même jusqu'à l'impression en feuilles. Mais aucun n'est retenu.
Pierre Gandon est alors sollicité. Une de ses anciennes maquettes est présentée. Le président Giscard d'Estaing choisit personnellement cette « Sabine », d'après un tableau de Jacques-Louis David, conservé au musée du Louvre : « les Sabines arrêtant le combat entre les Romains et les Sabins », de 1799. C'est le symbole de la réconciliation nationale.
De 1977 à 1981, tous les timbres au type « Sabine de Gandon » comportent la mention « France » et non plus « République française ».
Année 1977-78
Année 1979
Année 1980
Année 1981
Légende "République Française" |