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Timbres poste français de l'année 1902

 

Timbres de type Mouchon retouchés (timbre N° 112 à 118 et 124 à 128).

 

timbre
N° 124
timbre
N° 125
timbre
N° 126
timbre
N° 127

 

timbre
N° 128

 

Le député Mesureur est fermement résolu à mettre un terme à la carrière du type Sage. Malheureusement pour lui, son court passage à la tête du ministère des PTT ne lui permet pas d’imposer son projet et M. Bouchez, qui lui succède, abandonne provisoirement l’idée. Ce sont finalement des raisons économiques qui vont l’emporter. La Poste accepte l’idée de changer le timbre d’usage courant.
En 1898, on exhume des archives le projet de Mouchon, laissé pour compte lors du concours lancé par Mesureur. La composition originale d’Eugène Mouchon, dessinateur et graveur de renom, représente une femme casquée assise de face, tenant la main de la justice et une tablette qui lui donnera son nom de ''République des Droits de l’homme''.
Par ailleurs, un bouclier fait office de cartouche destiné à recevoir la valeur faciale. La Poste imposent à Mouchon de revoir sa copie, en effet afin de réaliser des économies la poste souhaite qu'un seul modèle puisse être utilisé pour l'impression des timbres. Seule la valeur faciale sera imprimée en surcharge et sera différente. Ce mode d’impression impose de créer un cartouche plus grand et plus simple.
ll faudra attendre le 4 décembre de la même année pour voir apparaître les premiers exemplaires dans quelques bureaux. Quinze timbres sortent ainsi en même temps, cinq Blanc cinq Mouchon cinq Merson. Des trois types, la République des Droits de l’homme est à coup sûr celui que l’on décrie le plus. Le timbre est presque unanimement qualifié de moche, de flou ou de froid.
Dès leur sortie, les types I et II, cohabitent au guichet. La raison est simple : le projet d’impression de la valeur en surcharge est un fiasco monumental, Les décalages de la valeur faciale sur le type I sont fréquents. Les impressions décalées sont légion, à tel point qu’un nombre important de feuilles doit être détruit, un comble pour un procédé qui se veut économique.
Le poinçon original est alors creusé de part en part d’une sorte de petit tunnel destiné à accueillir un goujon porteur de la valeur faciale, intégrée au dessin. C’est ainsi que naît le type II