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Sosthène

 

Sosthène Mortenol 1859 - 1930


vente anticipée : Oblitération 1er jour à Paris au carré d'Encre et à Point-à-Pitre (Guadeloupe) le 13 et 14 avril 2018
Vente générale : 16 avril 2018
Retrait de la vente : 31 janvier 2019
Valeur faciale : 1.20 €
Graveur : Pierre Albuisson
Dentelure : Dentelé 13¼
Couleur : polychromie
Mode d'impression : mixte offset, taille-douce
Quantite émis : 900.000.
Bande phosphore : 2 bandes
Catalogue Yvert et Tellier : N° 5211
Valeur marchande timbre neuf avec gomme intacte: 0,60 €
Valeur marchande timbre oblitéré : 0,30 €

 

La valeur marchande représente une valeur de base du timbre pour la vente ou l'échange

 

Informations complémentaires

Le futur commandant Mortenol

est né à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) en 1859 dans une famille pauvre. Son père, esclave né en Afrique, n'avait été affranchi que onze ans plus tôt. Brillant élève au séminaire-collège diocésain de Basse-Terre,  Camille Mortenol est remarqué par Victor Schoelcher qui lui obtient une bourse afin de poursuivre des études secondaires à Bordeaux, au lycée Montaigne.
En 1880, Camille Mortenol est facilement reçu à l'École polytechnique. C'est l'un des premiers Antillais à entrer dans cette école. Sorti de Polytechnique en 1882, Mortenol choisit de faire carrière comme officier de Marine.
De ce fait, dans un contexte d'expansion coloniale,  Mortenol, en 1894, sous les ordres de Galliéni, participe à la conquête de Madagascar où il se heurte à une résistance inattendue de l'armée malgache. Il intervient également au Gabon et en Extrême-Orient.
En 1915, Galliéni, gouverneur militaire de Paris, fait appel à Mortenol, qu'il avait eu sous ses ordres à Madagascar, et lui confie la défense antiaérienne de Paris. Dans ces fonctions, installant des projecteurs de forte puissance, Mortenol joua un rôle essentiel pour contenir les raids de bombardement aérien allemands qui avaient commencé sur la capitale dès l'été 1914 et qui auraient pu se développer dangereusement avec les progrès de l'aéronautique.
Mortenol prit sa retraite à la fin de la guerre avec le grade de colonel d'artillerie de réserve. Il repose au cimetière de Vaugirard, division 5, au n°320 de la rue Lecourbe à Paris.