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« Plans par couleurs 1910-1911 » Kupka : Du figuratif à l'abstrait


Vente générale : 27 juin 2018.
Valeur faciale : 1.90 €
Dessinateur ou mise en page: Frantisek Kupka
Dentelure : Dentelé 12¼ x 13
Couleur : Quadrichromie
Mode d'impression : Héliogravure
Quantite émis : 42.000.
Bande phosphore : 2 bandes
Catalogue Yvert et Tellier : N° 5206
Valeur marchande timbre neuf avec gomme intacte: 1,38 €
Valeur marchande timbre oblitéré : 0,63 €

 

La valeur marchande représente une valeur de base du timbre pour la vente ou l'échange

 

Un peu d'histoire

František Kupka (1871-1957)

Né dans une famille modeste de Bohême orientale, est placé en apprentissage chez un sellier qui détecte en lui un don médiumnique et l'initie au spiritisme.
Dessinateur-né, il parvient grâce à un mécène à entrer à l'Académie des beaux-arts de Prague puis à l'Académie de Vienne. Passionné de spiritisme, il peint des oeuvres symbolistes encore marquées par l'académisme. Après avoir séjourné à Londres et en Scandinavie, il s'installe à Paris en 1895. Il connaît un vif succès avec ses dessins satiriques mordants publiés dans L'Assiette au beurrecite>, avant de se consacrer à l'illustration de livres. Peintre, il se rapproche du cubiste Jacques Villon qui fonde en 1911 le groupe de la Section d'or, se tourne vers l'impressionnisme, s'essaie à la touche stridente du fauvisme. Influencé par la chronophotographie, le praxinoscope de Reynaud ou la radiographie, il tente de traduire le mouvement en peinture, devançant les futuristes. Il décompose la toile en plans verticaux peints de touches rapides qui font vibrer la couleur. Kupka est remarqué au Salon des Indépendants de 1912 avec un ensemble de trois tableaux dont Plans par couleurs acquis par le Musée national d'art moderne en 1957. Vue à contre-jour, nimbée d'une lumière dorée, la femme apparaît à travers une série de prismes. Ces recherches le conduiront naturellement à la disparition pure et simple de la figure. Avec Kandinsky, Malevitch, Mondrian et les Delaunay, Kupka figure parmi les pionniers de l'abstraction.
©  La Poste - Jérôme Coignard