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Vente générale : 9 juillet 1945
Retrait de la vente : 17 aout 1946
Valeur faciale : 10 c
Graveur : Edmond Dulac

Dessinateur : Edmond Dulac

Dentelure : 11½ x 12½
Couleur : bleu
Mode d'impression : Taille douce
Format du timbre : 23 x 25 mm
Présentation : Feuille de 200 timbres imprimée à Londres par Thomas de la Rue.
Catalogue Yvert et Tellier : Courant / moderne - N° 682
Catalogue Spink / Maury : Courant / moderne - N° 682
Valeur marchande timbre neuf avec gomme intacte: 0,05 €
Valeur marchande timbre neuf avec charnière : 0,04 €
Valeur marchande timbre oblitéré : 0,03 €

 

La valeur marchande représente une valeur de base du timbre pour la vente ou l'échange

 


Timbres présentants : Les timbres du type Marianne

 

Un peu d'histoire ... sur Marianne

L'origine du nom vient de 1797, lorsque Barras, membre du Directoire, choisit le prénom Marie-Anne de la femme d'un de ses amis, Reubelle, pour représenter le nouveau régime. Ce prénom remplissait à ses yeux les conditions de simplicité et n'avait pas de connotation royaliste. Auparavant une chanson révolutionnaire occitane, la Garisou de Marianno (la Guérison de Marianne) utilisait ce prénom pour désigner la République . Sous la Restauration et le Second Empire, Marianne devint le code d'une société clandestine républicaine
La « Marianne de Dulac » ou « Marianne de Londres »
est une série de timbres d'usage courant , conçue à la demande du général de Gaulle par le gouvernement britannique en 1942. Elle servit en France libérée du 16 septembre 1944 pour le 1F50 rose et en 1945 pour les 19 autres valeurs. Elles ont toutes été retirées de la vente le 17 août 1946, sauf le 50 francs qui a été vendu jusqu'au 15 novembre 1947. On estime à 740 millions d'exemplaires le nombre de timbres de cette série qui ont été imprimés. L'artiste français, Edmond Dulac, naturalisé anglais en 1912, propose un dessin représentant pour la première fois une Marianne Le timbre représente le profil de Léa Rixens, épouse du peintre Emile Rixens, qui était son condisciple à l'Ecole des beaux-arts de Toulouse. C'est un beau profil gauche d'une jeune femme casquée d'un bonnet phrygien. entouré de deux rameaux. En bas figurent la valeur faciale et « Postes ». En haut, la mention « RF » (pour République française) et une croix de Lorraine . Des essais existent portant la mention « R – France – F ». En 1942, sous la pression du général de Gaulle, le gouvernement britannique accepta de commencer la préparation des timbres qui devraient servir dès que la France serait libérée. De Gaulle refusait l'utilisation de timbres étrangers en France libérée (ce furent les timbres Arc de Triomphe qu'amenèrent les troupes état suniennes). Le sujet, Marianne allégorie de la République, et le dessinateur (citoyen français naturalisé britannique) sont rapidement décidés. Deux imprimeurs soumettent deux projets à de Gaulle : en taille-douce pour De La Rue et en héliogravure pour Harrisson and Sons. Le projet de De la Rue est retenu , même si des feuilles de Harrison and Sons firent par la suite leur apparition sur le marché philatélique . Pour les valeurs, on s'appuya sur celle en vigueur en France en 1942. Or, en 1945, les tarifs avaient bien changé et les Marianne de Dulac servirent peu et rarement seul sur pli. De plus, la France libérée ne connut pas de pénurie de timbres malgré l'interdiction des timbres à l'effigie de Pétain , en effet, lors de la libération de Paris, l' imprimerie des timbres-postes fut retrouvée intacte et on put réimprimer des timbres au type Iris d'avant la guerre, auxquels vinrent s'ajoutaient les timbres Arc de Triomphe des États-Unis et la Marianne d'Alger du Comité français de la Libération nationale émise avec la libération de la Corse . Les Marianne de Dulac ont quand même été émises malgré le retard. Cette série provisoire gravée en taille-douce, imprimée à Londres par Thomas de La Rue, porte dans l'angle supérieur gauche, le monogramme « RF » et à droite, La croix de Lorraine, emblème de la France libre.
Timbres type Marianne de Dulac

Informations sur le sujet du timbre

La Marianne de Dulac

En juin 1943, le Général de Gaulle s'installe a Alger et crée le Comité Français de Libération Nationale ( CFLN ). Par peur que l'Atelier du timbre ne soit détruit, et dans l'urgence de produire des séries courantes pour remplacer celles à l'effigie du maréchal Pétain, le CFLN va commander des timbres et des billets aux Anglais. De Gaulle va choisir Edmond Dulac pour créer cette Marianne. C'est Léa Rixens, amie de Dulac, qui à servi de modèle pour ce timbre. Cette Marianne de Londres va subir les tourments d'une époque agitée et n'aura pas le renom escompté.
Septembre 1943, devant la libération de la Corse, le CFLN décide en catastrophe d'émettre une autre Marianne, la Mariannne d'Alger réalisée par Fernez, pour remplacer les «Pétain» dans le premier département Français libéré. Elle est mise en circulation en mars 1944. En mai, on donne l'ordre de ressortir la maquette de Dulac et de la confier à un autre imprimeur britannique, Thomas de La Rue. L'impression du 1,50 franc Marianne de Dulac commence le 19 aout 1944. Paris est libéré et l'Atelier du timbre, épargné par les combats, a entrepris le tirage du 1,50 franc type Iris, émis dès le 5 septembre. Quelques jours plus tard, la série des Arcs de triomphe imprimés a Washington est déjà en vente dans les départements libérés de l'Ouest. La Marianne de Dulac n'arrivera sur le marché que les 16 septembre.

 

 

 

 

 

 

 

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