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Les timbres poste français de 1849 à aujourd'hui
Timbres poste français de l'année 1945
Année très riche puisque 85 timbres furent émis (plus 3 Marianne de Dulac non émis N° 701D à 701F)
Les timbres au type Arc de Triomphe sont une série de timbres d'usage courant émis en octobre 1944 à Paris . Ils avaient été fabriqués par les États-Unis pour servir en France libérée. La série a été dessinée par W.A. Roach et gravée par C.A. Brooks, A.W. Christensen, T. Vail et J.S. Edmonson. Préparés par l' AMGOT ( Allied Military Government of Occupied Territories , Gouvernement militaire allié des territoires occupés), ils représentent le célèbre monument parisien , les mentions « France » et « Postes », la valeur faciale et la devise « Liberté, égalité, fraternité ». L'AMGOT de France n'exista pas à cause de l'installation rapide de Commissaires de la République par le général de Gaulle. Le général de Gaulle refusant que des timbres étrangers servent en France libérée, il avait demandé dès 1940 au gouvernement britannique de fabriquer des timbres (la Marianne de Dulac ). La Marianne d'Alger fabriquée en urgence début 1944 par le Comité français de la Libération nationale servit dans le sud de la France. Malgré l'interdiction des timbres à l'effigie de Philippe Pétain , la France libérée ne manqua donc pas de timbres-postes. Finalement, avec l'accord du gouvernement provisoire français, la première série de timbres « Arc de Triomphe » est mise en circulation : la première utilisation connue date du 11 septembre 1944 à Carentan et la vente générale le 9 octobre. Ils sont rares sur lettres puisque leurs valeurs faciales ne correspondaient plus aux tarifs en vigueur, sauf pour les imprimés (50 centimes), les lettres simples (1,50 franc) et les lettres pour l'étranger (4 francs). Pour correspondre aux tarifs postaux, une deuxième série de timbres est émise le 12 février 1945 qui se distingue de la première par des valeurs faciales imprimés en noir (et non plus de la même couleur que le reste du timbre). Cependant, elle fut aussi rare d'utilisation car les tarifs furent changés le 1 er mars 1945.
L'ensemble des timbres des deux séries est retiré de la vente le 12 mai 1945, et laisse place à des séries de fabrication française adaptées aux tarifs : les Chaînes brisées , la Cérès de Mazelin , la Marianne de Dulac et la Marianne de Gandon .
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A la fin de l'année 1944, plusieurs séries de timbres provisoires d'usage courant cohabitent : Coq et Marianne d'Alger, Arc de Triomphe, Marianne de Dulac.
Aussi, l'administration des postes commande deux effigies de la République aux deux artistes Charles Mazelin et Pierre Gandon.
L'imitation de la Cérès de 1849 est retenue. Mais, la Cérès de Mazelin, émise pour deux ans pour les petites valeurs, ne présente pas la finesse de celle de 1849 gravée par Jacques-Jean Barre |
Un peu d'histoire ... sur Marianne
L'origine vient de 1797, lorsque Barras, membre du Directoire, choisit le prénom Marie-Anne de la femme d'un de ses amis, Reubelle, pour représenter le nouveau régime. Ce prénom remplissait à ses yeux les conditions de simplicité n'avait pas de connotation royaliste. Auparavant une chanson révolutionnaire occitane, la Garisou de Marianno (la Guérison de Marianne) utilisait ce prénom pour désigner la République .
Sous la Restauration et le Second Empire, Marianne devint le code d'une société clandestine républicaine
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Marianne de Dulac
La « Marianne de Dulac » ou « Marianne de Londres » est une série de timbres d'usage courant , conçue à la demande du général de Gaulle par le gouvernement britannique en 1942. Elle servit en France libérée du 16 septembre 1944 pour le 1F50 rose et en 1945 pour les 19 autres valeurs. Elles ont toutes été retirées de la vente le 17 août 1946, sauf le 50 francs qui a été vendu jusqu'au 15 novembre 1947. On estime à 740 millions d'exemplaires le nombre de timbres de cette série qui ont été imprimés. L'artiste français, Edmond Dulac, naturalisé anglais en 1912, propose un dessin représentant pour la première fois une MarianneLe timbre représente le profil de Léa Rixens, épouse du peintre Emile Rixens, qui était son condisciple à l'Ecole des beaux-arts de Toulouse. C'est un beau profil gauche d'une jeune femme casquée d'un bonnet phrygien. entouré de deux rameaux. En bas figurent la valeur faciale et « Postes ». En haut, la mention « RF » (pour République française) et une croix de Lorraine . Des essais existent portant la mention « R – France – F ». En 1942, sous la pression du général de Gaulle, le gouvernement britannique accepta de commencer la préparation des timbres qui devraient servir dès que la France serait libérée. De Gaulle refusait l'utilisation de timbres étrangers en France libérée (ce furent les timbres Arc de Triomphe qu'amenèrent les troupes étatsuniennes). Le sujet, Marianne allégorie de la République, et le dessinateur (citoyen français naturalisé britannique) sont rapidement décidés. Deux imprimeurs soumettent deux projets à de Gaulle : en taille-douce pour De La Rue et en héliogravure pour Harrisson and Sons. Le projet de De la Rue est retenu ; même si des feuilles de Harrison and Sons firent par la suite leur apparition sur le marché philatélique .
Pour les valeurs, on s'appuya sur celle en vigueur en France en 1942. Or, en 1945, les tarifs avaient bien changé et les Marianne de Dulac servirent peu et rarement seul sur pli. De plus, la France libérée ne connut pas de pénurie de timbres malgré l'interdiction des timbres à l'effigie de Pétain ; en effet, lors de la libération de Paris, l' imprimerie des timbres-postes fut retrouvée intacte et on put réimprimer des timbres au type Iris d'avant la guerre, auxquels vinrent s'ajoutaient les timbres Arc de Triomphe des États-Unis et la Marianne d'Alger du Comité français de la Libération nationale émise avec la libération de la Corse . Les Marianne de Dulac ont quand même été émises malgré le retard.
Cette série provisoire gravée en taille-douce, imprimée à Londres par Thomas de La Rue, porte dans l'angle supérieur gauche, le monogramme « RF » et à droite, La croix de Lorraine, emblème de la France libre.
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Chiffres de valeur en noir timbres impimés aux Etats Unis |
Marianne de Gandon
La Marianne de Gandon est une série de timbres français d' usage courant , dessinée par Pierre Gandon et gravée par Henri Cortot . Les premières valeurs furent émises au début de l'année 1945 et la dernière valeur est retirée de la vente en 1955 . C'est le général de Gaulle qui avait confié à Gandon la réalisation de ce timbre. Pierre Gandon prit sa femme pour modèle. Si les critiques de l'époque ont trouvé cette allégorie de la république laide, nombre de lecteurs des magazines philatéliques votent en sa faveur lors des votes sur les plus belles « Marianne ».
Parmi les projets de trois artistes - Henry Cheffer, Charles Mazelin et Pierre Gandon - le général de Gaulle choisit la Marianne de Gandon pour symboliser la nouvelle France républicaine.
« C'est pendant la Libération de Paris que j'ai fait le dessin de la Marianne » dira Pierre Gandon.
Cette « Marianne des barricades », très aimée des Français affranchira le courrier jusqu'en 1954. Dessinée par Pierre Gandon inspirée par le visage de sa femme coiffée d'un bonnet phrygien, gravée par Henri Cortot, imprimée en typographie et taille-douce
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Document sans titre
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